Au plus près des parents, pour l’arrivée de leur enfant



Chaque année, près de 4 000 bébés naissent en Nouvelle-Calédonie. À chaque naissance, un nouveau-né, mais surtout une nouvelle vie pour les parents que « le Réseau périnatal Naître en Nouvelle-Calédonie a à cœur d’accompagner », souligne Sandrine Camuzeaux, sage-femme de « cœur de métier », co-fondatrice du Réseau et directrice de son centre d’hébergement, « La Maison du Réseau », aidée par la province Sud.


Depuis 2006, l’association le Réseau périnatal Naître en Nouvelle-Calédonie, présidée par le Dr Hannigsberg, accompagne les femmes enceintes le temps de préparer en toute sécurité et avec prise en charge adaptée, l’arrivée de leur enfant. « En 18 ans, notre tissu associatif a réuni les institutions de la Nouvelle-Calédonie, dont la province Sud, et de très nombreux partenaires des secteurs médico-psycho-sociaux, professionnels engagés autour de la parentalité et de tous ce qui relève de la périnatalité », précise Sandrine Camuzeaux.

Placées au centre des dispositifs du Réseau, les familles, sans aucune distinction sociale ou géographique, peuvent bénéficier de la proximité et du soutien des professionnels issus du domaine social ou médical. C’est en ce sens qu’en 2011, le Réseau s’est doté d’un centre d’hébergement, « La Maison du Réseau », « véritable cocon de 24 lits, qui accueille gratuitement les mamans en fin de grossesse ou en grossesse pathologique qui nécessitent d’être rapprochées des maternités pour des raisons médicales (hospitalisation d’enfant, suivi en néonatologie ou en pédiatrie…), ou de vulnérabilités sociales (violences intrafamiliales, psychopathologies…) », explique Sandrine Camuzeaux.

 

 

 

« 60% de mamans accueillies sont victimes de violences intrafamiliales. » Sandrine Camuzeaux co-fondatrice du Réseau périnatal Naître en Nouvelle-Calédonie et directrice de La Maison du Réseau.

Depuis le début d’année, la Maison du Réseaux affiche un taux d’occupation à 90%. Une situation alarmante pour Sandrine Camuzeaux, « puisqu’aujourd’hui par exemple, 60% des mamans accueillies sont victimes de violence. » Selon la directrice de La Maison du Réseau, le message est clair : « il faut axer nos efforts sur la prévention autour de la parentalité pour prévenir des souffrances causées par les violences intrafamiliales dès la grossesse ». Si l’arrivée d’un enfant peut être perçue comme « un cadeau de la vie », elle peut aussi être « le déclencheur d’un sentiment d’abandon et de traumatismes chez certains parents. Il faut donc agir vite et mettre le paquet pour lutter contre cette explosion des violences intrafamiliales qui ne cessera de s’aggraver si on ne prend pas le problème à la source, dès la grossesse », conclut la directrice.

Avec ou sans bébé, les mamans sont ainsi accueillies à la Maison du Réseau pour y trouver un endroit sécurisé, paisible et adapté à leurs besoins comme ceux de leur enfant. Cette année, la province Sud participe au bon fonctionnement de la Maison du Réseau à hauteur de 1.2 millions de francs.

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