À la veille de la rentrée scolaire, l’exécutif a affirmé son soutien aux familles et à leurs enfants lors de l’assemblée provinciale qui s’est tenue ce jeudi matin. Dans un contexte encore marqué par les conséquences des émeutes de mai 2024, la collectivité fait le choix de placer la jeunesse et l’humain au cœur de ses priorités.
Parce que préparer l’avenir des jeunes, c’est préparer celui de la Nouvelle-Calédonie, 54 % du budget provincial 2026, soit 25,2 milliards de francs CFP, sont consacrés à l’enseignement, à la santé et à la protection sociale. Une action renforcée par la dotation républicaine de l’Etat qui traduit une orientation forte et assumée : soutenir les familles, accompagner l’insertion des jeunes et garantir leur protection ainsi que l’accès aux services essentiels.
Une solidarité républicaine mobilisée pour les familles
Grâce à la dotation de solidarité républicaine accordée par l’État dans le cadre du prêt garanti, la province Sud bénéficiera de 473 469 131 F CFP en 2026 pour financer des actions ciblées, dont la prolongation du Programme provincial de réinsertion citoyenne (PPRIC) et l’attribution d’une enveloppe exceptionnelle de 6 000 F CFP par enfant scolarisé dans chaque famille.
Saluée par l’ensemble des élus, cette enveloppe strictement encadrée permettra de « soutenir les dépenses liées à la rentrée scolaire mais également de réduire les frais de cantine », a rappelé la présidente.
« Une aide directe » et « un soutien large et concret pour faire face à l’augmentation du coût de la vie », ont souligné les élues Marie-Jo Barbier, présidente de la commission de l’enseignement, et Aniseta Tufele, présidente de la commission de la santé et de l’action sociale.
« Pour une famille de deux, trois ou quatre enfants, l’impact sera très concret. Ce dispositif concerne 44 640 jeunes en province Sud. C’est un choix responsable que d’utiliser une recette exceptionnelle pour un soutien exceptionnel aux populations », a salué Marie-Jo Barbier.
Remerciant l’État pour cette aide exceptionnelle, Sonia Backès a souligné que cette enveloppe permettra « d’aider sans contrepartie ceux qui connaissent des difficultés suite à la crise de 2024 ».

Garantir l’accès aux centres de vacances et de loisirs
L’assemblée a également voté un renforcement du soutien aux centres de vacances et de loisirs (CVL), qui accueillent chaque année près de 30 000 enfants et jouent un rôle éducatif et social majeur.
Les mesures adoptées prévoient :
- la revalorisation de l’aide provinciale à 550 F CFP par jour et par enfant (+100 F CFP) ;
- une majoration de 50 F CFP par jour pour les enfants en situation de handicap ;
- l’abaissement de l’âge d’accès au forfait complémentaire à 11 ans ;
- la simplification du dispositif pour plus de lisibilité.
L’élue Nadine Jalabert a salué cette mesure, rappelant que « deux ans après les émeutes, nos familles ont besoin de soutien et ces lieux sont essentiels pour les enfants après tout ce qu’ils ont vécu… Nous leur devons tout notre soutien ».

Une offre de soins renforcée avec l’Ordre de Malte France
Les élus ont également approuvé la formalisation de la participation provinciale à la mise en œuvre d’une équipe soignante itinérante de l’Ordre de Malte France, en coordination avec l’État et la Nouvelle-Calédonie.
Signée le 22 août 2025, la convention-cadre prévoit l’intervention de trois à cinq professionnels de santé dans les trois provinces. En province Sud, les équipes interviendront dans les centres médico-sociaux désignés.
La présidente, Sonia Backès, a précisé que la Province accompagnera concrètement l’intégration de ces professionnels au sein des dispensaires provinciaux, tout en veillant à une utilisation efficace des moyens mobilisés.
L’élue Aniseta Tufele, présidente de la commission de la santé et de l’action sociale, a salué « un partenariat équilibré et encadré », qui constitue « une réponse concrète sans remettre en cause l’organisation existante des soins, dans une logique de solidarité et de complémentarité ».
L’élue Nina Julié, a quant à elle vivement remercié l’action du personnel soignants et de la province Sud, qui s’est montrée « très réactive » pour mettre en place un panel de dispositifs afin de répondre à l’urgence du Mont-Dore Sud face à la pénurie de médecin.

Renforcer la protection du littoral et des espèces protégées
L’assemblée a également adopté un dispositif de coopération avec la Marine nationale afin de renforcer la police de l’environnement et la surveillance maritime. Cette collaboration permettra d’appuyer la prévention, la sensibilisation des usagers et la remontée de signalements, notamment en matière de pêche irrégulière.
Par ailleurs, la province Sud a formalisé la participation des vétérinaires du territoire via une convention avec le Groupement technique vétérinaire de Nouvelle-Calédonie (GTV-NC), dans le cadre du réseau d’échouage des espèces protégées. Une collaboration avec l’Aquarium des Lagons est également consolidée afin d’améliorer la prise en charge des espèces menacées.

Une vision claire pour la Nouvelle-Calédonie de demain
Au-delà des textes votés, cette assemblée traduit une orientation politique claire et engagée : investir dans le capital humain, soutenir les familles, renforcer la cohésion sociale et protéger le patrimoine naturel.
Insertion, loisirs éducatifs, santé, sécurité, environnement : chaque mesure adoptée place la jeunesse au cœur de la relance et de la construction de la Nouvelle-Calédonie de demain.
Par des choix budgétaires assumés et une mobilisation responsable de la solidarité nationale, la province Sud affirme son ambition : permettre à chaque jeune de grandir, d’apprendre, de s’insérer et de s’épanouir sur son territoire.