Le Jardin d’Eden: grandir ensemble avec confiance et engagement



Depuis plus de 18 ans, Aure Harbulot met tout son cœur et son énergie au service de la petite enfance. Sa vision : offrir aux familles un véritable cocon, à la fois chaleureux, sécurisant et structuré, tout en accompagnant et soutenant les professionnels du secteur.

À Koutio, au Jardin d’Eden qu’elle a fondé en 2008, Aure et ses équipes veillent chaque jour au bien-être de 78 enfants, âgés de 0 à 6 ans. C’est dans ce havre de paix qu’évolue Kochia Naaoutchoue, auxiliaire de crèche recrutée grâce au dispositif Sud Jeunes.

Deux histoires, deux engagements, une même passion pour l’accompagnement des tout-petits à découvrir.


Un parcours de formation devenu vocation

Le parcours scolaire de Kochia Naaoutchoue est celui de nombreux jeunes : après le collège, elle s’oriente vers un lycée professionnel et choisit la filière Accompagnement, Soins et Services à la Personne (ASSP). C’est au cours de ses stages que sa vocation se précise, notamment lors de son immersion à la crèche Le Jardin d’Eden. « Ce fut un véritable coup de cœur », confie-t-elle. L’ambiance chaleureuse, l’énergie de l’équipe et la bienveillance au quotidien favorisent son intégration et renforcent son envie de travailler auprès des enfants. Après l’obtention de son baccalauréat et plusieurs épreuves personnelles, elle retrouve aujourd’hui cette même structure grâce à Sud Jeunes, mais cette fois en tant que salariée, occupant la fonction d’auxiliaire de crèche.

Mai 2024 : une épreuve partagée

Pour Kochia, mai 2024 met brutalement ses projets sur pause. Il lui faut du temps pour se reconstruire et retrouver l’élan nécessaire pour reprendre sa vie professionnelle en main, ce qu’elle parvient à faire à la fin de l’année 2024. Au Jardin d’Eden, Aure Harbulot évoque également une période « très éprouvante » : « Notre quotidien a été bouleversé. Nous avons dû nous adapter en permanence, avec une priorité absolue : assurer la sécurité et la stabilité émotionnelle des enfants, tout en maintenant un lien fort avec les familles. » Malgré la fatigue et le stress, les équipes tiennent bon, devenant un repère rassurant pour les tout-petits et leurs parents.

Sud Jeunes : un dispositif qui sécurise et fait grandir

C’est dans ce contexte que le dispositif Sud Jeunes, déployé par la province Sud, prend tout son sens. « Grâce à Sud Jeunes, je travaille aujourd’hui en CDI à la crèche », explique-t-elle. Une opportunité qui lui permet de gagner en maturité, en autonomie et en confiance, tout en s’inscrivant durablement dans l’emploi.

Pour Aure Harbulot, Sud Jeunes est bien plus qu’un outil d’insertion : « C’est aussi un levier financier qui nous aide à soutenir la masse salariale, à renforcer les équipes et à assurer la continuité d’accueil dans de bonnes conditions. »

Après la tempête, la relance

Après les événements de mai, la colère et la tristesse laissent place à une énergie constructive pour protéger l’essentiel et reconstruire un équilibre durable. « Aujourd’hui, nous avançons avec lucidité et détermination, en gardant notre priorité intacte : un accueil sécurisant, bienveillant et de qualité pour les enfants et leurs familles », assure la directrice.

Pour Kochia, l’avenir s’inscrit dans la continuité : évoluer dans son domaine, approfondir ses compétences et, peut-être, accéder à de nouvelles responsabilités. Pour Aure Harbulot, également présidente de l’Union des Professionnels de la Petite Enfance (UPPE), la vision est collective: : « Je souhaite valoriser la qualité de l’accueil et soutenir les professionnels du secteur, renforcer les équipes et poursuivre une dynamique professionnelle exigeante et solidaire. »

Ensemble, Kochia et Aure illustrent avec force combien Sud Jeunes peut être un véritable tremplin : une opportunité précieuse pour les jeunes en insertion, mais aussi un soutien concret pour les structures qui les accueillent et les font grandir.

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